
Le quartier du Mortard porte une histoire riche et complexe, dans laquelle l'immigration, les relations interculturelles et la mémoire collective sont des éléments centraux. Julien Staudt y a mené une résidence, et, durant trois ans, a recueilli les récits des habitants. À partir de cette matière, il a écrit un recueil de contes.
Mon parti pris graphique a été de ne pas sortir de la réalité tout en évitant les préjugés et les raccourcis trop simplistes autour de l'intégration et de l'immigration. J'ai aussi souhaité que le livre ait une charge affective, une certaine esthétique et un ancrage dans la réalité, la mémoire et le souvenir. Qu'il soit porté par les habitants et qu'ils puissent s'y reconnaître.
Mon travail a été de répartir et structurer les contenus. Une double narration s'est imposée : le texte et les images dialoguent naturellement, mais chacun peut suivre sa propre trame narrative. Chaque chapitre s'ouvre sur une page illustrée. Les visuels d'archives ont été soigneusement retravaillés et agencés pour créer une cohérence visuelle, tout en respectant leur nature spontanée, tandis qu'un fil narratif relie les images entre elles.
Le choix du papier — mat, légèrement texturé, doux au toucher — uniformise l'ensemble en créant une patine commune qui apaise les contrastes et renforce la dimension mémorielle. Le format est volontairement modeste, tient dans la main, refuse l'ostentation tout en affirmant sa légitimité.

Le quartier du Mortard porte une histoire riche et complexe, dans laquelle l'immigration, les relations interculturelles et la mémoire collective sont des éléments centraux. Julien Staudt y a mené une résidence, et, durant trois ans, a recueilli les récits des habitants. À partir de cette matière, il a écrit un recueil de contes.
Mon parti pris graphique a été de ne pas sortir de la réalité tout en évitant les préjugés et les raccourcis trop simplistes autour de l'intégration et de l'immigration. J'ai aussi souhaité que le livre ait une charge affective, une certaine esthétique et un ancrage dans la réalité, la mémoire et le souvenir. Qu'il soit porté par les habitants et qu'ils puissent s'y reconnaître.
Mon travail a été de répartir et structurer les contenus. Une double narration s'est imposée : le texte et les images dialoguent naturellement, mais chacun peut suivre sa propre trame narrative. Chaque chapitre s'ouvre sur une page illustrée. Les visuels d'archives ont été soigneusement retravaillés et agencés pour créer une cohérence visuelle, tout en respectant leur nature spontanée, tandis qu'un fil narratif relie les images entre elles.
Le choix du papier — mat, légèrement texturé, doux au toucher — uniformise l'ensemble en créant une patine commune qui apaise les contrastes et renforce la dimension mémorielle. Le format est volontairement modeste, tient dans la main, refuse l'ostentation tout en affirmant sa légitimité.




















